14 novembre 2018


Mindelheim Deux ateliers du 26 – 30 octobre 2018

Le vendredi 26 octobre dernier, nous avons eu le privilège de rencontrer le frère Sean Sammon, ancien supérieur général. Frère Sean n’a pas hésité de venir des USA, où il est maître des novices, à côté de quelques autres taches.

La rencontre avait regroupé des frères venus des cinq pays qui constituent notre Province d’Europe Centre-Ouest, Belgique, Pays-Bas., Allemagne, Irlande et Ecosse. Nous avons eu des moments agréables d’échanges entre nous, notamment sur les événements des dernières années.

Nous avons été accueillis par le frère Michael Schmalzl et son équipe. Le logement dans le tout nouveau bâtiment destiné aux élèves des écoles professionnelles et les repas furent « super » !

Lors du stage, les prières étaient animées par différents frères dans les 4 langues de la province. Elles étaient le reflet du sujet traité par le frère Sean en cours de matinée.

Atelier I 26 -28 octobre

Des frères maristes provenant des cinq pays de notre province ont participé, du 26 au 28 octobre, à un atelier animé par le frère Sean Sammon. L’atelier était intitulé : « Quitter et revenir chez soi : la vie du disciple chrétien »

Frère Sean nous a rappelé  que « la fin de vie » était un temps pour remercier Dieu pour notre expérience de la vie. Le défi qui nous attend aujourd’hui consistera à transformer  le vécu en sagesse. Cette sagesse de vie consiste, selon frère Sean, à oublier les blessures du passé. Nous avons tous connus des moments difficiles au courant de notre vie et aujourd’hui, il nous faut oublier tous ses moments pénibles. En revanche, il nous a encouragé à permettre au Seigneur de jeter un regard d’amour sur nous. « Être un vrai disciple d’une manière adulte » consistera aujourd’hui à aborder vraiment les questions suivantes : Comment rendre ma vie plus utile ? Comment puis-je, au-delà de toutes mes peines et obsessions, faire en sorte que la vie des autres soit plus riche ? Ce sont là quelques défis que le Frère Sean a proposé aux participants à l’atelier.

Le weekend fut un temps favorable  à la réflexion personnelle et au plaisir de se retrouver ensemble en tant que province. La communauté de Mindelheim et ses collaborateurs ont accueilli leurs hôtes dans le tout nouveau bâtiment destiné aux étudiants de l’école professionnelle. Ils ont vraiment témoigné d’un réel sens de l’hospitalité mariste pour chacun d’entre nous. Ils  ont même réussi à nous offrir la première neige de l’année. Il est toujours bon de trouver des occasions pour se retrouver ensemble comme membres d’une même province. Le « workshop » disposait d’ailleurs des meilleurs ingrédients : une rencontre stimulante et propice à la méditation grâce à un excellent présentateur ; un large éventail de participants maristes et sans oublier, des chambres et une hospitalité ‘super’ ! Un bravo à tous les participants et à tous ceux qui furent impliqués dans l’organisation de la rencontre.

Atelier II

29 – 30 octobre

Prendre en chargedes confrères,

tel était le titre d’une seconde conférence.   Le présentateur nous parla notamment des problèmes et défis en relation avec la prise en charge des frères arrivés en fin de vie. Il nous parla de la manière de se comporter face à des situations de frères âgés, telles que dépressions, anxiété, perte de mémoire et face à certains comportements étranges. Le frère Sean a invité les supérieurs de communautés à aborder ces problèmes avec bienveillance et sans hésitation.

Le frère Sean souligna encore l’importance des réunions de communauté pour aborder ce genre de problèmes. Il proposa aux leaders d’établir une stratégie avant de rassembler la communauté. Tous les conseils et commentaires proposés par le fr Sean furent perçus comme très précieux par les participants.

Un grand merci au frère Sean pour ses exposés à la fois spirituels et pratiques. D’autres sujets ont encore été abordés, mais ce serait trop longs de les citer tous). Merci aussi pour les nombreuses anecdotes humoristiques qui ont illustré sa présentation.

 

5 novembre 2018


Bruxelles – Rencontre Mariste

Le4 septembre 2018, à Bruxelles, a eu lieu une réunion sur le thème de la sauvegarde des enfants, des jeunes et des personnes en situation de vulnérabilité. Treize Frères y étaient présents.

 Les animateurs en étaient Monseigneur Herman Cosijns, secrétaire de la Conférence épiscopale et Madame Micheline Cara du Département juridique du Centre interdiocésain.

La matinée a été consacrée à la politique mise en place par l’Eglise en Belgique pour répondre aux plaintes déposées par des victimes d’abus commis par des prêtres et des religieux.

L’attitude de l’Eglise dans le passé a été brossée dans les grandes lignes. La prise de conscience du hiatus entre la protection de l’Institution et l’abandon des victimes a été mise en évidence. Cela a abouti à une collaboration Etat-Eglise qui a porté de bons fruits. Les victimes ont pu s’exprimer et leur souffrance être prise en considération.

Les deux animateurs, en parlant du présent et de l’avenir, nous ont incités à rester vigilants et à employer les moyens pour continuer à l’être. Ils ont aussi félicité les Frères Maristes pour la politique courageuse et la rédaction de la brochure. Ils nous ont incités à mettre en pratique ce qui y est écrit pour que cela ne reste pas langue morte.

 D’autres sujets d’actualité, comme la protection des données personnelles, ont été abordés.

Frère Brendan Geary, Provincial, a remercié les animateurs et les Frères pour avoir mené à bien cette matinée. Sur base de ce qui a été échangé, les actions déjà entreprises pourront créer un environnement sain et favorable pour le bénéfice de tout le monde.

 

17 octobre 2018


Une distinction pour Madame Ria Walk

Une distinction pour Madame Ria Walk

Le 8 septembre 2018, Ria Walk a fait ses adieux aux frères maristes de la Westerhelling/Nijmegen.

Elle a travaillé pendant 31 ans au service des frères, visiteurs  et groupes de passage à la Westerhelling. Elle a été assez longuement absente ces derniers mois pour cause de maladie. Elle regrettait vraiment ne plus pouvoir rendre les services habituels aux frères.

Son contrat de travail prévoyait au départ des tâches ménagères dans la communauté des frères. A la fin des années 80, les rencontres de formation et de réflexions à caractère religieux se multiplièrent à la Westerhelling, ce qui signifiera pour Ria et sa collègue  du travail supplémentaire, car il fallait « faire les chambres » et cuisiner pour  une quinzaine de personnes. Ria était une bonne cuisinière et elle adorait cuisiner et les repas étaient fort appréciés par « sa clientèle de passage » et des frères, bien sûr !!!

Au courant des années nonante, quelques réfugiés sont venus agrandir la communauté. Il fallait dorénavant soigner 12 personnes et prévoir des repas adaptés.

A partir de l’année 2000, la Westerhelling sera le siège de  la maison provinciale de la nouvelle province d’Europe Centre Ouest. Ria s’est adaptée à la nouvelle situation, toujours prête à se mettre au service des frères ou autres personnes venus d’Allemagne, de Belgique ou de Grande Bretagne. Elle n’avait pas de problème pour se faire comprendre par des visiteurs venus de pays si différents. Chacun comprenait son « langage gestuel ».

A l’occasion d’un jubilé  des Frères, Ria a offert à la communauté  une très belle tapisserie réalisée par elle-même et représentant la Vierge Marie. La tapisserie se trouve aujourd’hui dans la réfectoire de la maison. La tapisserie lui a certainement demandé des centaines d’heures de travail. C’est là une preuve de plus de sa forte implication dans la vie de la communauté.

Ria a reçu pour son généreux dévouement, pour sa bonne humeur et son franc rire la distinction papale « Pro Ecclesia et Pontifice ». C’est là une récompense bien méritée pour sa longue carrière au service d’une communauté de religieux. Son activité a constitué un apport précieux et important au travail apostolique des frères.

Ria peut jeter un regard de fierté et de reconnaissance sur toutes ces belles années.

Le repas festif, qui clôtura la fête,  avait réuni autour d’une même table, des membres de sa famille, des connaissances, des frères et des collègues.

7 octobre 2018


Camp d’été 2018 à Orore – Kénya

Camp d’été 2018 à Orore – Kénya

 Comme il y a deux ans, un groupe de 11  personnes, pour la plupart des jeunes, a pris la direction d’Orore au Kénya : Jasmin Nimar du CMI-Team, Wolfgang Hacker, professeur d’éducation physique au Maristkolleg, Frère Michaël et 8 jeunes adultes dont 5 anciens volontaires maristes de Mindelheim. Orore est situé sur le lac Victoria et est un village de pêcheurs. Les Frères maristes y dirigent une école « Our-Lady-of-Orore Primary school » et un internat.

Le camp d’été a duré 2 semaines. Il a permis à quelques élèves de l’école d’Orore et des enfants du village de rester à l’école durant les vacances, au lieu de retourner chez eux. Au courant de la matinée, les 65 enfants avaient la possibilité de bricoler des belles choses à l’intérieur de l’école. L’après-midi se passait sur la plaine de jeux. Les élèves pouvaient s’y initier à des jeux nouveaux ou pratiquer des jeux bien connus comme le foot et le netball. Le programme de la journée avait été élaboré par le team de Mindelheim. Les professeurs et  frères de l’école les aidèrent dans le bon déroulement de la journée.

Le camp fut certainement un succès pour tous. Beaucoup  d’orphelins ou enfants venus de familles difficiles eurent ainsi l’occasion de se retrouver dans un milieu accueillant ou la détente et la joie de vivre étaient prioritaires. Il apparut très vite qu’il fallait peu de choses pour rendre ces enfants heureux.

Afin d’assurer des effets durables pour les enfants dont ils avaient la charge, durant 15 jours, les volontaires ont, dès leur retour au pays, organisé des rencontres pour sensibiliser les gens aux conditions difficiles de ces enfants et promouvoir une sorte de parrainage entre nos écoles et l’école d’Orore. Le montant en Euros qui permet de couvrir tous les frais scolaires (minerval, internat, repas, uniforme…) s’élève à 400 Euros.

Si vous désirez obtenir plus d’informations ou éventuellement parrainer un de ces enfants, vous pouvez vous adresser à une ou un des volontaires ou au bureau du CMI  à Mindelheim. (Tel +49) 08261/220 24 60 ou e-mail : jasmin.nimar@maristen.org

Tous les participants au camp, ceux de chez nous et d’Orore, ont fort apprécié les belles journées passées ensemble et les réactions furent dans l’ensemble si positives qu’on songe déjà à un 3e camp d’été en l’an 2020.

26 septembre 2018


Frère Hans Seubert – de retour au pays

Frère Hans Seubert – de retour au pays

Frère Hans Seubert (missionnaire à Ramba/Kenya) est pour le moment en congé de famille, en Allemagne. Il vient de rendre visite à ses confrères de Furth. Hans a subi récemment une grave attaque de malaria et il récupère lentement.

Dès son arrivée en Allemagne, il s’est rendu à l’Institut tropical de Würzburg pour se soumettre à un examen approfondi. Il est toujours dans l’attente des résultats. Il a été heureux de retrouver à Furth ces deux anciens compagnons du noviciat, les frères Ehrenbert Steinkirchner et Heinrich Schamberger, aujourd’hui à nouveau ensemble après 60 ans dans la même communauté.

Frère Hans qui a travaillé pendant 30 ans avec le fr. Andreas au Kenya s’est étonné de la toujours forte constitution physique de ses deux anciens compagnons du noviciat. Il est vrai que le fr Hans présente, de son côté, une silhouette plutôt grêle, due au genre de vie mené en Afrique.

Sa visite à Furth fut brève mais il a fort apprécié l’accueil des frères de la Maison. Nous lui souhaitons  une prompte guérison, un repos bienfaisant en famille et un bon retour en terre de mission au Kenya.

13 septembre 2018


Première rencontre de Laïcs Maristes aux USA

Première rencontre de Laïcs Maristes aux USA

J’ai eu le privilège de pouvoir assister, du 18 au 20 juillet, à la première rencontre des laïcs maristes aux USA. La rencontre a eu lieu dans la maison de retraites spirituelles des Pères Rédemptoristes de Long Branch New Jersey. Septante-cinq laïcs et quelques frères, dont le frère provincial Pat McNamara, ont participé à la rencontre. Ce fut vraiment une rencontre imprégné d’un bel esprit d’union et d’une profonde expérience spirituelle.

La rencontre était animée par Pep Buetas, directeur adjoint du bureau des Laïcs à Rome et de Patti Rios, membre et animateur du mouvement Champagnat au Mexique.

Le déroulement de la rencontre  a clairement montré que chaque groupe devait toujours tenir compte des trois éléments suivants pour survivre : Réflexion, expérience communautaire et  plan d’action.

Les participants répartis en trois groupes eurent l’occasion d’échanger sur ces trois éléments, à la lumière du charisme mariste.

Pep et Patti prirent ensuite la  parole pour nous  parler de l’évolution du mouvement « Frères-Laïcs » lors des différents chapitres généraux et de son importance dans des documents maristes, comme « l’Eau du Rocher » et « Autour d’une même table ».

La première phase consistera à pousser les laïcs à s’intéresser au charisme mariste et à en approfondir la connaissance. Lors de la phase suivante, il sera question d’établir un programme de formation et de fixer les différentes étapes d’engagement, en tenant compte, bien sûr, des expériences personnelles.

Patti nous retraça ensuite l’histoire du mouvement Champagnat depuis son début en 1980, sous généralat du frère Charles Howard.  Il releva en outre le fait que le mouvement Champagnat ne connut guère de succès à ses débuts dans le monde mariste anglophone. Ce qui a poussé les responsables à remanier le programme, afin de le rendre plus attractif pour les laïcs.

Parmi d’autres  domaines abordés, les participants réfléchirent longuement et  d’une manière intensive à la création d’une association de Laïcs et essayèrent d’en établir les  principes fondamentaux.

Il apparut assez rapidement, qu’il fallait commencer par mettre sur pied une équipe de responsables qui examinerait les différentes propositions et établirait un plan d’action. Les deux mots clefs, communication et formation, sont apparus comme décisifs pour  le développement d’une telle organisation de Laïcs.

Une autre question à la fois réaliste et importante fut celle de trouver un soutien financier pour ce mouvement de Laïcs.

J’ai vraiment apprécié l’occasion qui me fut donnée d’assister à ce moment historique de la création d’un groupe de Laïcs maristes aux Etats-Unis et je remercie tous les participants  pour leur accueil fraternel.

Frère P.J. McGowan


Une petite retraite vécue à Genval

Une petite retraite vécue à Genval

Genval a vécu un peu en extension de Rio Negro en Colombie. En effet, la retraite proposée aux Frères de la communauté et à d’autres Frères de Belgique avait comme thème le dernier chapitre général. Quelques laïcs nous ont rejoints pour vivre la deuxième journée en communion avec les Frères.

Du 23 au 25 août, nous avons pu parcourir essentiellement trois des appels du Chapitre :

« Jésus, transforme-nous et envoie-nous :

–              Comme famille charismatique globale, phare d’espérance dans ce monde turbulent

–              Être le visage et les mains de ta tendre miséricorde

–              Inspire notre créativité pour être des constructeurs de ponts. »

Pendant trois jours, nous nous sommes laissé imprégner par ces appels. Cela évite le piège dans lequel nous tombons si facilement en classant les documents ou en les oubliant au fond d’un tiroir. Ils nous ont été donnés et partagés pour nous encourager à mettre nos pas dans des chemins renouvelés et parfois inédits dans notre vie concrète de chaque jour.

Cela nous a aussi permis de continuer à nous intéresser à la vie mariste présente non seulement à Genval ou en Belgique mais bien à travers les cinq continents. C’est un des fruits d’un Chapitre général de nous connecter avec tout le monde mariste. C’est probablement le premier pont que nous pouvons construire. Cela nous permet aussi d’avoir une compréhension concrète d’appartenance à une famille globale.

9 septembre 2018


Un Réseau mariste européen…      

Nous étions une bonne vingtaine de frères et laïcs à nous retrouver du 8 au 12 août dernier au Centre mariste de l’Escorial (Espagne) pour y vivre la troisième rencontre sur ‘Le Réseau des communautés maristes en Europe’.

Un réseau, soutenu par la CEM, qui a vu le jour en 2011 et qui dès le début s’était fixé comme objectif de renforcer quelques communautés actuelles et en créer de nouvelles en vue d’une vie religieuse renouvelée ; un Réseau qui demandait à être relu à la lumière du dernier Chapitre Général.

Lors de notre rencontre à l’Escorial, nous avons tout d’abord jeté un regard en arrière sur le vécu des 7 dernières années pour nous tourner ensuite vers les objectifs majeurs à soutenir à savoir :  préciser quel sens donner au Réseau et sa fonction en Europe ; dessiner le profil des communautés en ce qui concerne la vie communautaire, la spiritualité mariste et la mission ; répondre à de  nouveaux appels ; étudier le type d’appartenance et les relations avec les autres communautés du Réseau ; le lien avec les communautés Lavalla200 et Fratelli ainsi que  l’accompagnement de ces communautés.

Nous avons pu relever au cours de ces trois journées intenses un grand moment de fraternité et de convivialité dans les échanges en grands ou petits groupes, les partages au moment des repas ainsi qu’un moment de détente en fin de séjour. Et nous sommes retournés vers nos communautés respectives avec un cœur plein d’espérance.


Une maison d’accueil– « Huis om te Zijn »

Une maison d’accueil« Huis om te Zijn »

La maison d’accueil de Dennenstraat (à Nijmegen) a ouvert ses portes au mois d’août 2014. Le but poursuivi était de donner à des jeunes entre 12 et 17 ans la possibilité de vivre pendant quelque temps à l’écart de leur famille, sans pour autant rompre tout contact avec celle-ci. Il était prévu d’ailleurs que ces jeunes retourneraient dans leur famille après leur séjour dans la maison d’accueil. L’initiative d’une telle maison nous la devons aux sœurs dominicaines et aux frères  maristes auxquels se sont jointes par la suite les sœurs de Julie Postel.

Le projet d’une telle maison s’est fait avec l’accord des autorités communales de Nijmegen. Ce fut donc une belle initiative conjointe de différentes congrégations et des autorités communales. Ces derniers prévoyaient d’ailleurs de créer trois ou quatre autres maisons semblables à Nijmegen.

La direction de la maison d’accueil a décidé, le 1erjuillet 2018,  de fermer la maison, pour des raisons que vous pouvez lire plus loin.

La 1èreraisonde cette fermeture fut la décision prise en 2015, par le pouvoir central, de faire passer l’aide sociale de la jeunesse de l’Etat et de la Province aux Communes. Ce passage a engendré une nouvelle dynamique. Des soins ambulants pour des jeunes restés dans leur famille furent organisés assez rapidement et les familles pouvaient compter dorénavant sur une aide particulière. Cette évolution a été également fort positive pour les  jeunes qui pouvaient donc jouir d’une attention toute particulière dans leur famille.

La commune de Nijmegen s’est bien rendue compte de ses responsabilités sociales et elle a recherché des formes adaptées  pour venir en aide à ces jeunes et à leurs familles.

L’initiative de la congrégation a joué ici un rôle d’intermédiaire, de liaison. Il est apparu, après une bonne  concertation avec la Commune, que l’aide de la congrégation n’était plus nécessaire

Une autre raisonest que, les dernières  années, notre maison d’accueil a été sollicitée, à plusieurs reprises, pour la prise en charge de jeunes fort difficiles  que nous ne pouvions pas aider.

La 3eraisonest qu’il est apparu assez rapidement  que la prise en charge d’un groupe-cible, pendant 24/24 heures, était trop dure pour le couple responsable.

Les congrégations concernées sont heureuses de leur expérience et les accompagnateurs des jeunes peuvent jeter un regard de satisfaction sur leur travail. Nous pouvons dire, en toute humilité, que les jeunes qui sont passés dans notre maison ont été heureux.

Les congrégations peuvent dire qu’elles se sont trouvées, à un moment donné,  devant un appel urgent et qu’elles y ont répondu positivement. Elles peuvent aujourd’hui se retirer satisfaites et fières du devoir accompli. Nous pouvons être heureux et reconnaissant pour cette belle expérience et aussi pour l’engagement social de la congrégation et du couple de parents responsable de la maison d’accueil. Heureux aussi d’avoir offert un lieu d’accueil calme et paisible à de nombreux jeunes qui ont pu profiter d’une attention toute particulière de la part des responsables de la maison.

3 septembre 2018


Visite des tombes des frères morts à la 1èreguerre mondiale

Visite des tombes des frères morts à la 1èreguerre mondiale

La Première guerre mondiale s’est terminée il y a juste cent ans. Une bonne occasion pour se souvenir des frères morts à la grande guerre.

 Tous les cinq pays de notre province ont eu à déplorer des morts à cette époque et pour les 43  frères soldats allemands, la plupart  sont morts en Belgique et en France.

C’est en s’occupant des biographies des frères allemands que les Frères Michael, Augustin et Aloïs eurent l’idée de visiter les lieux d’enterrement connus de frères soldats allemands.

Grâce à la « Fondation pour l’entretien des  cimetières militaires »,le frère Augustin était parvenu à localiser les tombes des frères morts en France et en Belgique. C’est au départ de la communauté de Kessel-Lo que les trois frères se sont mis en route vers ces cimetières militaires, pour rendre  un dernier hommage mariste à ces frères morts à la guerre.

Arrivés sur place, leur première action fut de lire la biographie du frère concerné, de déposer un cierge allumé sur la tombe et de dire une bonne prière pour le  défunt. Ils eurent ainsi durant trois jours l’occasion de visiter 15 tombes de frères. Ils étaient cependant conscients qu’il y avait encore d’autres tombes dont on ignorait  l’emplacement. Le frère Brendan, averti des démarches de ces trois frères, les avaient encouragés à poursuivre leurs recherches. C’est ainsi que trois autres tombes de frères ont pu être localisées.

Nous sommes le 14 juillet. Le frère Brendan, provincial, et le frère Alphonse, supérieur de la communauté de Kessel-Lo, se mirent en route vers Colmar en Alsace. Ils passèrent d’abord par Strasbourg pour y récupérer, près de la cathédrale, les frères Aloïs et Augustin venus de Mindelheim et se rendirent ensuite chez nos frères français de la communauté d’Issenheim. Le 15 juillet, nous raconte le frère Aloïs, nous nous sommes rendus au cimetière de Cernay, non loin d’Issenheim, pour y visiter la tombe du frère Armandus Lamers. Nous  avons écouté la biographie du frère, prié et chanté ensemble le Salve Regina. Nous avons encore visité le même jour le monument (mémorial) du Hartmanswillerkopf situé à près de 900 m au-dessus de la plaine d’Alsace et  qui fut le théâtre d’âpres combats, avec des milliers de morts. Pour terminer la journée, nous avons fait un détour par Colmar pour y visiter le merveilleux musée Unterlinden (« Unter den Linden »).

Nous avons quitté les frères d’Issenheim le 16 juillet pour nous rendre  à St Martin (Palatinat) et y rencontrer le frère Winfried, dont le neveu est un grand marchand de vins. Nous y avons passé la nuit et sommes repartis, le matin du 17 juillet, en direction de Reims. Nous y avons visité, au cimetière  militaire de St Etienne-à-Arnes, la tombe du frère Joseph Lambert, mort en avril 1918, et ensuite la tombe du frère Josef Bergner, au cimetière militaire de Warmériville, mort en septembre 2017. Nous avons prié pour eux et nous les avons recommandés à notre Bonne Mère.

Après avons visité la cathédrale, nous avons pris le chemin du retour vers Kessel-Lo. (B)

Nous ne savons pas si des membres de la famille des frères ont visité la tombe de l’un ou l’autre frère mort à la guerre, mais nous-mêmes, nous sommes conscients d’être les premiers frères à avoir fait cette démarche.

Qu’ils reposent tous dans la paix du Seigneur.

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